Avez-vous déjà entendu parler du SOPK ? Il s’agit du Syndrome des Ovaires Polykystiques, qui touchent un grand nombre de femmes. Le SOPK est une réelle entrave lorsque l’on souhaite être en bonne santé et vivre une vie heureuse. Car cela affecte aussi bien le mental que l’esprit et le corps des femmes. Sans traitement, une femme peut ressentir une douleur émotionnelle et physique tout en pensant qu’elle est responsable de tout cela.
Le SOPK n’est pas à prendre à la légère et les recherches à son sujet sont encore nouvelles et demandent plus d’approfondissements. Cependant, il y a des méthodes « douces » que vous pouvez appliquer afin de vivre une belle vie. Mais, les régimes n’en font pas partis…

1. LE SOPK
Il s’agit d’une maladie chronique qui ne peut pas disparaître d’elle-même. Cela affecte votre santé physique. Le SOPK non traité favorise la résistance à l’insuline et peut évoluer vers le diabète de type 2. De plus, il affecte votre sommeil. Ce qui, par conséquent, affecte votre capacité d’attention, vos choix alimentaires et votre santé mentale.
Et, c’est malheureusement l’une des premières causes d’infertilité. Lorsqu’il n’est pas traité, le SOPK favorise les changements hormonaux, pouvant provoquer des sentiments d’anxiété et/ou de déprime. Les troubles de l’humeur sont très fréquents chez les femmes qui sont touchées par cette maladie.
De plus, le SOPK peut également provoquer des poils sur le visage, une calvitie masculine. Les femmes atteintes du SOPK courent un risque beaucoup plus élevé de développer un trouble de l’alimentation. Car, le SOPK développe la résistance à l’insuline, favorisant alors la prise de poids, en particulier autour du ventre. Les femmes atteintes du SOPK ressentent souvent la pression de devoir perdre du poids. Car, ce n’est un secret pour personne que notre monde considère les personnes grasses comme paresseuses, stupides et sans maîtrise de soi. Néanmoins, ce n’est pas un manque de volonté ou de maîtrise de soi. C’est la physiologie humaine.
Lorsqu’une femme essaie de perdre du poids par le biais des régimes ou de la réduction des calories, la résistance à l’insuline peut rendre cela plus difficile voire impossible. En effet, la résistance à l’insuline favorise les envies intenses de glucides et donc de sucre. Et, les régimes amaigrissants combinés avec ces envies de glucides incitent une personne à s’en gaver. Conséquence : lorsque cela se produit, la femme, qui essaie de perdre du poids, peut se blâmer et vouloir déployer plus d’efforts. Mais cela ne fait qu’aggraver ces envies et ces crises de boulimie.
2. LE SOPK ET LES CYCLES PERTE DE POIDS NUISENT À VOTRE SANTÉ
Il a, longtemps, été recommandé pour les personnes atteintes du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) de suivre des régimes, en pensant que cela aller les aider à améliorer leur santé. Cependant, les régimes sont des mesures drastiques qui sont impossibles à poursuivre pour 95% de la population. En raison de notre physiologie humaine, la perte de poids est très souvent suivie d’une reprise de poids due au retour à nos habitudes alimentaires. Les témoignages des personnes ayant perdu 20 à 40 kg pour en reprendre 25 à 50 kg de plus sont nombreux depuis ces dernières années.
Si vous vous reconnaissez dedans, sachez que ce n’est pas de votre faute !
Je suis désolée que l’on vous est mal orienté et que l’on n’est pas su vous donner de meilleures solutions. La science a évolué et vous n’avez peut-être plus en confiance en elle. Et, je vous comprends. Il m’a également fallu du temps avant de me réconcilier avec elle. La science n’est pas parfaite mais je me suis rendue compte qu’elle admettait ces erreurs et qu’elle essayait de nous aider au mieux. Il faut juste savoir la comprendre…
Maintenant, nous savons que le cycle yo-yo, soit la perte puis la reprise de poids et ainsi de suite, ne fera que vous rendre encore plus malade.
Parce que les régimes sont des prédicteurs de prise de poids (1) (2) (3) (4). Donc la reprise de poids est en fait la règle de tous régimes drastiques réalisés (5).
En effet, les études sont nombreuses suggérant que le cycle du poids finit par créer un corps avec plus d’inflammation et des niveaux d’insuline plus élevés. Et, les personnes atteintes du SOPK a déjà des niveaux d’insuline astronomiquement élevés. Par conséquent, plus vos niveaux d’insuline augmentent, plus les envies de glucides sont intenses. Même si la restriction des glucides peut sembler une bonne idée, veuillez la reconsidérer. Car, nous avons des neuropeptides qui libèrent des messages à nos cellules lorsque l’apport des en glucides ou en calories est faible ou perçu comme faible, ce qui renforce ces cris de manger des glucides et de les manger maintenant !
L’abstinence en glucides ne fait qu’améliorer les crises de boulimie :
- avec l’augmentation des niveaux d’insuline ce qui cause des excès en glucides pour répondre à ces envies ;
- en plaçant la femme à un risque plus élevé de pathologie de trouble de l’alimentation (TCA) ;
- et en contribuant à des cycles de l’insuline (diminution puis augmentation soudaine et ainsi de suite) et à l’augmentation de l’inflammation.
3. LE SOPK ET LES TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE
Bien qu’ils ne soient pas toujours compris, les troubles de l’alimentation ont le taux de mortalité le plus élevé de toutes les maladies mentales. La recherche sur les troubles du comportement alimentaire a trouvé certaines réponses à ces troubles telles que la prédisposition génétique, les changements des habitudes alimentaires, et l’image corporelle négative (6). Et, cette dernière se produit fréquemment chez les personnes atteintes du SOPK.
Il est vrai que la pilosité faciale, la calvitie et le gros ventre ne sont pas exactement des idéaux culturels de la beauté. Combinez tout cela avec la stigmatisation du poids et la plupart des femmes atteintes du SOPK n’aiment pas leur corps. Et, elles vont tout faire pour essayer de changer cela.
Maintenant, vous le savez, la plupart des femmes atteintes du SOPK ont une résistance à l’insuline. Sachez que leur niveau d’insuline est considérablement plus élevé chez les femmes atteintes du SOPK que chez celles atteintes du diabète de type 2. Surpris(e) ? Par conséquent, les femmes atteintes du SOPK se sentent plus chaotiques à cause de ces niveaux d’insuline très élevés. Et, comme l’insuline est une hormone de croissance, plus elle est élevée, plus la personne prendra du poids. Bien sûr, les femmes qui ne savent pas gérer ces symptômes se tourneront vers les régimes drastiques.
Et, c’est ainsi qu’un trouble de l’alimentation va naître. Puisque les cycles yo-yo vont apparaître, de l’anorexie mentale, de la boulimie mentale, de l’hyperphagie boulimique ou des troubles alimentaires subcliniques peuvent se développer. Ce qui n’aide pas à être en meilleure santé. Plus une personne suit un régime, plus son alimentation est désordonnée.

4. REPRENEZ VOTRE VIE EN MAIN ET TRAITEZ LES SYMPTÔMES DU SOPK
Bon, je n’ai pas le SOPK et je sais que je ne comprendrai pas certaines choses à propos de cette situation dans laquelle certaines femmes peuvent se trouver. Mais, je souhaite réellement aider celles touchées par ce syndrome. Et, je pense qu’il est temps pour nous, diététiciens et diététiciennes, en tant que professionnels de santé, de nous donner une orientation plus compréhensive et plus compatissante.
Par conséquent, les recommandations simplistes telles que réduisez votre poids, diminuez votre apport calorique et augmentez votre activité physique… et tout s’arrangera » ne sont guère utiles.
Donc, si vous souhaitez comprendre le SOPK, améliorer votre relation avec la nourriture et ne pas suivre de régimes, voici quelques articles pour vous aider :
- L’insuline et le SOPK
- L’inflammation et le SOPK
- Le stress et le SOPK
- L’exercice physique et le SOPK
POUR CONCLURE
Le SOPK est encore nouveau et nous manquons encore d’informations pour pouvoir en guérir totalement. Néanmoins, les professionnels de santé commencent à se former sur les différents moyens de gérer les symptômes de cette maladie voire d’en guérir. Si vous souffrez du SOPK et souhaitez réduire vos niveaux d’insuline, ne suivez pas de régime. N’y pensez même pas, car cela peut aggraver votre situation au lieu de vous aider.
Parce que nous savons maintenant qu’il n’y a pas de recherche à ce jour qui montre qu’un régime permet de maintenir une perte de poids ou un maintien du poids au-delà de 6 années. Pas une seule ! Les régimes n’aident pas à être en bonne santé. Donc, choisir de vivre sans régime n’est pas une négligence ou un manque de volonté, c’est un choix plutôt sain. Car, ce n’est pas se laisser aller, c’est se laisser faire.
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J’espère que cet article vous a plu et vous aidera à guérir votre relation avec votre corps et la nourriture. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à les poster. Je serai ravie de vous entendre !










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