Une nouvelle année et les régimes pointent le bout de leur nez. Lorsque l’on fait une rapide recherche sur Google concernant les meilleures résolutions du Nouvel An (1), vous constaterez que les résolutions en tête du classement sont : faire plus de sport ou d’exercice (51%), faire davantage d’économies (48%), manger plus sainement (44%) et… Perdre du poids (37%).
D’ailleurs ce top 3 n’a pas vraiment changé et perdre du poids reste en 2021 une des résolutions prioritaires prises par les Français (2).
Il va s’en dire, que dans la société, tout est une question d’apparence. Et nous sommes particulièrement fascinés par le poids corporel.
Dans certains pays, les régimes amaigrissants sont devenus un sport, avec des émissions comme The Biggest Loser ou Relooking Extrême (Extreme Weight Loss). Toutes les attentions sont captées par les principaux réseaux de télévision. L’histoire de transformation personnelle est toujours un succès infaillible. Et bien, que tout le monde aime les histoires à succès, beaucoup d’entre nous pourraient secrètement admettre avoir une petite curiosité morbide lorsqu’il s’agit d’émissions comme Supersize vs Superskinny ou Ma vie à 600lb.
Il peut être alors facile de supposer que les personnes plus minces sont simplement en meilleure santé que celles qui sont « en surpoids » ou « obèses ». Ce message est partout dans notre société. Après tout, l’« obésité » est considérée comme un facteur de risque pour pratiquement toutes les maladies chroniques. On y trouve l’arthrose, l’apnée du sommeil, le diabète de type 2, les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et même à certains types de cancer.
C’est donc une hypothèse logique que la perte de poids se traduira par de meilleurs résultats pour la santé. Mais la vérité est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.
Il s’avère que l’hypothèse selon laquelle la perte de poids est une voie directe vers une meilleure santé pourrait en fait être dangereuse.
Et, nous sommes à cette époque de l’année où les résolutions du Nouvel An commencent. Examinons ce que la science nous dit à propos de la perte de poids.
1. COMMENT LA SCIENCE MESURE LA SANTÉ ?
Avant de commencer, parlons de la façon dont les scientifiques mesurent la « santé ». En fait, en science de la santé, tout est une question de risque. C’est pourquoi, pour eux, les comportements « sains » diminuent le risque de certaines maladies. Et les chercheurs adorent comparer les groupes !
Supposons qu’ils fassent une étude sur le risque de maladie cardiaque chez les personnes en « surpoids ». Ils vont d’abord créer un groupe de référence qui pourrait, par exemple, être composé de personnes qui appartiennent à la catégorie « normale » de l’IMC (Indice de Masse Corporelle). Ils commencent par examiner l’incidence des maladies cardiaques dans ce groupe. Puis ils comparent ces résultats à ceux obtenus dans un groupe de personnes « en surpoids » pour en mesurer le risque relatif.
Les chercheurs peuvent faire ces comparaisons avec toutes sortes de maladies et entre toutes sortes de groupes (végétariens vs carnivores, fumeurs vs non-fumeurs, etc.). Et, ils peuvent aller plus loin en examinant les taux de morbidité (c’est-à-dire le risque de contracter une maladie) et de mortalité (c’est-à-dire le risque d’en mourir). La « mortalité toutes causes confondues » fait référence au risque de mourir de toute maladie chronique.

2. CE QUE LA RECHERCHE DIT SUR LA PERTE DE POIDS, LA SANTÉ ET LES PRÉTENDUS RÉGIMES DE PERTE DE POIDS QUI FONCTIONNENT
Ainsi le « surpoids » doit sûrement augmenter le risque de « mortalité toutes causes confondues » ? Et, pourtant, ce n’est pas si simple.
Une étude menée en 1999 (oui ça remonte mais il y avait déjà des études menées sur ce sujet), qui comparait la condition cardio-vasculaire et la mortalité chez les hommes ayant un IMC « normal », un IMC « en surpoids » ou un IMC « obèse » (3). L’étude a examiné un certain nombre de facteurs de risque de maladie, tels que l’hypertension artérielle, le tabagisme et le taux de cholestérol élevé. Mais le facteur de risque, le plus intéressant qu’ils ont examiné, était le manque de forme physique.
En fait, cette étude a révélé que les hommes « de poids normal » qui n’étaient pas en bonne forme physique avaient un risque plus élevé de mortalité toutes causes confondues que les hommes « en surpoids » et même « obèses » en bonne forme physique ! En fait, les hommes inaptes de « poids normal » avaient deux fois plus de risques de mortalité toutes causes confondues que les hommes obèses en forme. Cette étude semble suggérer qu’être physiquement actif et en forme, quel que soit son poids, contribue plus à la santé globale que le simple fait d’être mince.
Cependant, il est également important de noter que l’étude en question a révélé que les hommes « en surpoids » et « obèses » étaient plus susceptibles d’adopter de mauvais comportements en matière de santé, tels que fumer et rester sédentaires, par rapport aux hommes de « poids normal ».
Malheureusement, cette étude, comme tant d’autres dans le domaine de la recherche en nutrition, a été menée principalement chez les hommes de race blanche, nous ne pouvons donc pas être sûrs à 100% que ces résultats s’appliquent aux femmes ou à de personnes de différentes origines ethniques.
Vous n’êtes pas convaincus ?
Alors, examinons une autre étude plus récente publiée en 2014, l’essai Look AHEAD (4). Cette étude a suivi des personnes « en surpoids » et « obèses » atteintes de diabète de type 2, sur 9 années, afin de déterminer le risque de maladie cardiaque. Les participants ont été répartis en deux groupes : le premier groupe a reçu une intervention intensive axée sur la perte de poids, la restriction calorique et l’exercice physique.
Ils rencontraient régulièrement des diététiciens, des psychologues et des coachs sportifs spécialisés pour les aider à rester sur la bonne voie. Le deuxième groupe a reçu le soutien standard habituel fourni aux patients diabétiques et a continué comme à leurs habitudes.
A la fin des 9 ans, l’étude n’a trouvé aucune différence significative dans la prévalence des maladies cardiaques entre le groupe de perte de poids et le groupe qui a continué avec leur mode de vie régulier. En fait, l’étude devait durer 10 ans, mais elle s’est arrêtée quelques mois plus tôt, car l’intervention a été jugée futile.

3. UNE APPROCHE NEUTRE À L’ÉGARD DU POIDS EST-ELLE UNE APPROCHE PLUS SAINE ?
Au-delà du risque de contracter une maladie spécifique, la santé peut être évaluée selon certaines mesures de laboratoire. Souvent, les chercheurs vont considérer le cholestérol LDL élevé (« mauvais » cholestérol), le faible cholestérol HDL (« bon » cholestérol), l’hyperglycémie à jeun ou l’hypertension artérielle comme des indicateurs d’une santé moins optimale. Ils peuvent ainsi envisager des améliorations de ces mesures comme un signe d’amélioration de la santé.
Une étude publiée en 2016 a examiné les avantages possibles d’une approche neutre à l’égard du poids contre celle axée sur la perte de poids sur la santé de 80 femmes adultes (5). L’étude a divisé ces femmes en deux groupes : un groupe a reçu le soutien hebdomadaire dans une approche axée sur la perte de poids pour améliorer leur santé. Tandis que l’autre groupe a reçu une approche « neutre » en termes de poids.
A la fin, les chercheurs ont découvert que les femmes bénéficiant d’un programme de poids neutre avaient un taux de cholestérol LDL plus bas et de meilleures habitudes alimentaires intuitives que celles du programme de perte de poids.
En d’autres termes, adopter un mode de vie plus sain sans se soucier de la perte de poids conduit à de meilleures améliorations dans certains aspects de la santé globale.
Mais comme une seule étude n’est pas significative parmi les millions d’autres alors des revues systématiques entrent en jeu.
Ce sont des revues qui regroupent de nombreuses publications ayant un sujet en commun et qui examinent et comparent les résultats obtenus. Dans une revue de 21 études sur la perte de poids et les conséquences sur la santé, les chercheurs n’ont trouvé aucune corrélation entre la perte de poids et le taux de cholestérol, la tension artérielle ou la glycémie à jeun.
4. POURQUOI LES RÉGIMES DE PERTES DE POIDS QUI FONCTIONNENT SONT UN GROS MENSONGE DE L’INDUSTRIE DE LA DIÈTE ?
Bon d’accord, peut-être que perdre du poids n’est pas le ticket gagnant pour une meilleure santé, mais il n’y a sûrement rien de mal à perdre ces kilos en trop n’est-ce pas ?
Pas si sûr ! Il s’avère qu’il peut y avoir un danger dans la perte de poids, en particulier lorsque cela conduit aux cycles du poids. Vous savez le fameux yo-yo : la perte de poids puis la reprise puis la perte et encore la reprise.
Une vaste enquête finlandaise menée auprès de 6 860 personnes a révélé que 29% des femmes et 18% des hommes pouvaient être classés comme des « cyclistes du poids ». Ce qui signifie qu’ils avaient perdu du poids et tout repris au moins deux fois dans leur vie (6).
En plus du bilan psychologique du cycle du poids, il pourrait éventuellement y avoir des problèmes de santé connexes.
Une étude, publiée en 2007, a suivi 1160 hommes sur 30 ans afin de voir l’impact de la perte de poids sur la mortalité (7). Les chercheurs ont constaté que les hommes dont le poids fluctuait intensément avaient un risque significativement plus élevé de mortalité toutes causes confondues. Contrairement à ceux qui restaient obèses ou qui ne perdaient pas de poids.
Une autre étude a soumis des femmes « de poids normal » à un programme de 74 jours avec 30 jours de perte de poids, suivi de 14 jours de reprise du poids, et enfin 30 jours de perte de poids plus importante, imitant ainsi les effets du cycle de poids (8). A la fin de cette étude, ils avaient noté, chez ces femmes, un taux des triglycérides et de la tension artérielle significativement plus élevés. Ainsi qu’une diminution de la masse maigre. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle…
Cette petite étude met tout de même en évidence certains problèmes de santé possibles associés à la perte de poids suivi d’une reprise.
Une revue systématique des publications sur la perte de poids et le cycle du poids a révélé qu’environ la moitié des études examinées par les chercheurs ont montré une corrélation entre le cycle du poids et une probabilité accrue de prise de poids future (9). En d’autres termes, un cycle de poids peut conduire à d’autres cycles de poids. Cette revue a également révélé que 58% des 19 études examinées montraient clairement un lien entre le cycle de poids et l’augmentation de la graisse corporelle.
Et les statistiques sur la perte de poids sont lamentables. Une étude récente portant sur des milliers de dossiers médicaux au Royaume-Uni révélait que les hommes obèses avaient 1 chance sur 210 par an d’atteindre un poids « normal » (10). Et, les femmes de cette étude n’ont pas fait beaucoup mieux, avec une probabilité annuelle de 1 sur 124.
Donc, même si la perte de poids améliore la santé, existe-t-il des régimes amaigrissants vraiment efficaces ? Probablement pas. Surtout s’ils conduisent simplement à une reprise de poids et un cycle yo-yo.
Le cycle du poids peut également avoir un effet sur certains mécanismes chimiques qui nous maintiennent rassasiés ou nous donne faim. Il existe un nombre d’hormones qui influencent notre appétit. Mais les deux plus importantes sont la leptine et la ghréline.
- La leptine est libérée par nos cellules graisseuses. Elle indique à notre cerveau que nous avons emmagasiné beaucoup d’énergie (ou de « carburant ») dans notre corps. Et que nous n’avons plus besoin de manger.
- La ghréline est produite par l’estomac (grrr comme le bruit de votre estomac lorsqu’il grogne !), chaque fois qu’il est vide. Son travail est de préparer notre système digestif à l’arrivée de la nourriture, en déclenchant la production d’acide gastrique et le mouvement des muscles de notre intestin. Une fois que nous mangeons et notre estomac s’étire, la production de ghréline s’arrête.
Il s’avère qu’une perte de poids fréquente ou un cycle yo-yo peut en fait augmenter votre production de ghréline et peut diminuer votre production de leptine. Ce qui augmente votre appétit, et cela peut-être pour toujours.
5. CE N’EST PAS RÉELLEMENT LA PERTE DE POIDS QUI AMÉLIORE LA SANTÉ
Il semble que rester en forme physique soit la clé, même si cela n’implique aucune perte de poids. Et la perte de poids, si elle conduit à un cycle du poids, pourrait changer votre biochimie, et pas pour le mieux.
Mais bien que nous soyons de plus en plus conscients des effets négatifs de l’idéalisation des corps minces dans les médias, le marché de la perte de poids a été estimé à environ 263 milliards de dollars, en 2020. Et devraient atteindre 423 milliards de dollars d’ici 2027 (11).
Les gens se battent donc toujours frénétiquement dans la bataille du ventre et/ou des hanches gonflées.
Mais étant donné que cela pourrait bien être une bataille perdue d’avance, au final, qui nous dit de sortir de cette spirale infernale et d’arrêter de gaspiller notre argent durement gagné ?
L’association pour la diversité des tailles et la santé ASDAH (Association for Size Diversity And Health) a développé une approche de la santé à toutes les tailles (HAES : Health At Every Size). Cette approche comprend des principes tels que l’inclusion du poids, le soutien aux activités physiques qui peuvent être pratiquées par des personnes de toutes tailles et l’idée de « manger pour le bien-être ».

Ce qui signifie que manger pour satisfaire vos besoins nutritionnels, mais aussi pour satisfaire votre faim et, bien sûr, manger pour le plaisir !
Sachez que l’ASDAH reconnaît que le poids des gens peut être affecté par tant de facteurs indépendants de la volonté d’un individu : statut socio-économique, race, sexe, âge ou le stade de la vie. En prenant tout cela en considération, il devrait être possible de voir qu’être en « surpoids » ou « obèse » n’est pas un signe de paresse, de manque de maîtrise de soi ou de non-respect d’un régime.
En fait, ce sont ces hypothèses qui sont à la base du biais de poids et de la stigmatisation du poids, tous deux si répandus dans notre société.
Le biais du poids est défini comme le fait d’avoir des croyances négatives sur soi-même ou sur quelqu’un en raison son poids ou de sa taille.
Et, cela peut conduire à la stigmatisation de l’obésité. Il y a tellement d’exemples de ce genre : une personne « en surpoids » ou « obèse » qui ne se sent pas bien. Cette personne voit son médecin qui lui dit simplement que ces symptômes sont dus à son poids. Et qu’elle devrait en perdre pour se sentir mieux. La voilà renvoyée chez elle. Au final, on lui diagnostique une tumeur qui ne peut plus être traiter car elle est à un stade avancée. Une fin tragique que de nombreuses personnes subissent encore à cause de leur physique.
POUR CONCLURE
La santé englobe beaucoup de choses et inclut notre bien-être mental, émotionnel et même spirituel. En regardant la santé à travers cet objectif, la meilleure chose que nous puissions faire pour nous-mêmes est peut-être d’aimer notre corps, quelle que soit sa forme ou sa taille.
Comme tous ceux, qui ont suivi un cours de biochimie ou de physiologie, peuvent vous le dire, nos corps sont absolument miraculeux et dignes de nos plus grands éloges et de notre amour !
La meilleure chose que nous puissions faire est peut-être de remplacer les régimes restrictifs et les poids cibles par de petits changements pour améliorer notre santé globale. Quelques couleurs vertes de plus ici, un jogging rapide autour du pâté de maisons ou une promenade matinale.
Pour moi, le problème avec la perte de poids est que c’est une chose temporaire, se concentrant sur un nombre spécifique et « acceptable », plutôt que sur une vie, un ensemble d’expériences ou une personne. Alors, que se passerait-il si nous transformions le « mode de vie sain » d’un acte d’abnégation en un acte d’amour-propre ? Et si nous faisions plus d’exercice et mangions de meilleurs aliments pour nourrir et prendre soin de notre corps, plutôt que de le forcer à un poids spécifique ? Et si, nous décidions de ne pas perdre de poids, mais d’aimer et d’accepter notre corps tel qu’il est ? (Cela peut être la clé pour être vraiment en bonne santé…).
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J’espère que cet article vous a plu et vous aidera à guérir votre relation avec votre corps et la nourriture. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez à nous laisser des commentaires. Nous serons ravis de vous entendre !
Bibliographie
(1) GAUDIAUT T. « Les bonnes résolutions des Français pour 2024 » – Statista, 2024, article internet. Consulté le 04/01/2024. https://fr.statista.com/infographie/31494/bonnes-resolutions-des-francais-pour-2024/
(2) PIQUET-FRIBOULET G. « Quelles seront les bonnes résolutions des Français pour cette nouvelle année 2021 ? » – Les assistantes.fr, 2020, article internet. Consulté le 03/01/2023. https://lesassistantes.fr/quelles-seront-les-bonnes-resolutions-des-francais-pour-cette-nouvelle-annee-2021/
(3) WEI M., KAMPERT J. B., BARLOW C. E., et al. « Relationship between low cardiorespiratory fitness and mortality in normal-weight, overweight, and obese men » – JAMA, 1999, 282(16), p. 1547-1553. DOI : 10.1001/jama.282.16.1547
(4) PI-SUNYER. « The look AHEAD trial : a review and discussion of its outcomes » – Current Nutrition Reports, 2014, 3(4), p. 387-391. DOI : 10.1007/s13668-014-0099-X
(5) MENSINGER J. L., CALOGERO R. M., STRANGES S., et al. « A weight-neutral versus weight-loss approach for health promotion in women with high BMI : a randomized-controlled trial » – Appetite, 2016, 105, p. 364-374. DOI : 10.1016/j.appet.2016.06.006
(6) LAHTI-KOSKI M., MÄNNISTÖ S., PIETINEN P., et al. « Prevalence of weight cycling and its relation to health indicators in Finland » – Obesity Research, 2005, 13(2), p. 333-341. DOI : 10.1038/oby.2005.45
(10) RZEHAK P., MEISINGER C., WOELKE G., et al. « Weight change, weight cycling and mortality in the ERFORT male cohort study » – European Journal of Epidemiology, 2007, 22(10), p. 665-673. DOI : 10.1007/s10654-007-9167-5
(11) KAJIOKA T., TSUZUKU S., SHIMOKATA H., et al. « Effects of intentional weight cycling on non-obese young women » – 2002, 51(2), p. 149-154. DOI : 10.1053/meta.2002.29976
(12) MACKIE G. M., SAMOCHA-BONET D., et TAM C. S. « Does weight cycling promote obesity and metabolic risk factors ? » Obesity Research & Clinical Practice, 2017, 11(2), p. 131-139. DOI : 10.1016/j.orcp.2016.10.284
(13) FILDES A., CHARLTON J., RUDISILL C., et al. « Probability of an obese person attaining normal body weight : cohort study using electronic health records » – American Journal of Public Health, 2015, 105(9), p. e54-59. DOI : 10.2105/AJPH.2015.302773
(14) Global Industry Analysts. « Global weight management industry » – ReportLinker, 2024, 372 pages. https://www.reportlinker.com/p05960488/Global-Weight-Management-Industry.html?utm_source=GNW










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