Vous le savez déjà et cela n’est pas vraiment une grande nouvelle : TOUT LE MONDE PETE !! Une partie de la composition du corps comprend la production de gaz dans le tube digestif. Mais comment savoir quand ce gaz n’est que du gaz, ou quand il s’agit de quelque chose de plus ? Selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie, 1 français sur 2 souffre d’une forme de malaise digestif notamment de ballonnements (1).
Mais à quoi cela peut-il bien être dû ? Examinons quelques-unes des causes les plus courantes de détresse gastro-intestinale légère à moyenne. Pour tout ce qui est supérieur à moyen, je vous recommande de consulter votre médecin rapidement.
1. LES ALIMENTS PRODUISANT DES GAZ ET BALLONNEMENTS
Ah, ces bons haricots… Je ne sais pas si vous avez déjà poussé la chansonnette après un bon cassoulet, mais pour moi, c’était un concert de Rock’n Roll à la maison
. Sachez que les haricots contiennent du raffinose, qui est un sucre qui n’est pas digéré dans l’intestin grêle et qui se déplace vers le gros intestin pour être fermenté. Donc en d’autres termes, cela provoque des gaz et des ballonnements.
Le raffinose est également présent dans des aliments comme le chou, les choux de Bruxelles et le brocoli. Ainsi, manger ces aliments crus vous fournira la dose de gaz la plus mortelle (si je peux dire cela). Par conséquent, pour votre bien (mais surtout pour celui de ceux qui vous entourent), faites d’abord cuire ces légumes pour aider à éliminer certains des coupables causant les gaz.
Pour les haricots, il est préférable de les faire tremper dans l’eau pendant une heure (voire jusqu’au lendemain) pour réduire ces sucres qui causent des gaz. Bien sûr, assurez-vous simplement de jeter l’eau de trempage et de les cuisiner fraîchement rincés.
2. LES FODMAPS
Les FODMAPs, ou Oligosaccharides, Dissaccharides, Monosaccharides ET Polyols Fermentescibles, sont un ensemble de glucides qui certaines personnes peuvent ne pas bien digérer. La recherche a trouvé des preuves que les personnes qui présentent des symptômes du SCI (Syndrome du Côlon Irritable) comme les gaz et les ballonnements ont trouvé un soulagement dans un régime pauvre en FODMAP. Attention, car tous les types de SCI n’ont pas été gérés avec succès par ce régime. Mais, sans entrer dans le détail des FODMAPs, voici quelques exemples de ces glucides :
- Légumes : asperges, avocats, champignons, ail et oignon.
- Fruits : pommes, cerises, pêches, poires, pruneaux et mangues.
- Produits laitiers : pratiquement tous les produits laitiers de vache contiennent des disaccharides.
- Céréales : orge, blé, semoule, épeautre et seigle.
- Viandes et substituts : saucisses, haricots, pois cassés.
- Autres aliments : sirop de maïs, miel, rhum, bière, jus, thé, édulcorants artificiels, certaines noix et certains haricots.
Bien que cela puisse sembler beaucoup d’aliments à interdire dans ce régime (et encore, cela n’est qu’un échantillon…(2)), il y a de la lumière au bout du tunnel. Avec une supervision appropriée d’un diététicien•ne agréé, il peut être possible de déterminer le déclencheur des symptômes du SCI d’un patient en utilisant un régime pauvre en FODMAP. Semblable à un régime d’élimination, un diététicien•ne surveillera le régime pauvre en FODMAP et la réintroduction des aliments pour trouver le contrevenant probable.
La bonne nouvelle est qu’il a été démontré qu’un faible taux de FODMAPs réduit avec succès certains symptômes (crampes, gaz et ballonnements). La moins bonne nouvelle est que ce n’est pas une méthode infaillible pour le soulagement. Vous pouvez suivre ce régime, couper douloureusement une variété d’aliments autrement nutritifs (et délicieux) et avoir toujours vos problèmes de ventre (tel est le mystère de la détresse gastro-intestinale).
3. INTOLÉRANCE AU LACTOSE
« Français, Française, amateur de lait et de fromage… (et de crème glacé pour ma part) », je suis désolée de vous le dire mais ceci est vrai : l’intolérance au lactose est l’intolérance alimentaire la plus courante dans le monde (3). Mais, attention, l’intolérance au lactose est différente d’une allergie !!! Et ça c’est vraiment important que vous le compreniez !
Une allergie est causée par votre réaction immunitaire à un certain allergène : une allergie signifie que les symptômes s’aggravent à mesure que vous continuez à vous exposer à l’allergène en question, entraînant parfois des conséquences dangereuses. Une intolérance, d’autre part, est causée par l’incapacité du système digestif à digérer un aliment ou un composant alimentaire.
Beaucoup de gens manquent d’une enzyme dans leur intestin appelé lactase, qui est utilisée pour décomposer le lactose dans de nombreux produits laitiers. Sans cette enzyme, le lactose pénètre dans le gros intestin et provoque des symptômes typiques de détresse gastro-intestinale (diarrhée, gaz et ballonnements).
Contrairement à certains des autres produits provoquant une détresse, l’intolérance au lactose peut être diagnostiquée grâce à un régime d’élimination relativement simple avec l’aide d’une diététiste professionnelle. De plus, dans certains cas, cela peut être géré à l’aide de pilules enzymatiques (lactase) pour aider le corps à décomposer le lactose.
4. LE GLUTEN
L’allergie au gluten, également connue sous le nom de maladie cœliaque, est un sujet tumultueux. Cette maladie est douloureuse et peut être dangereuse si elle n’est pas correctement traitée. La maladie cœliaque se manifeste différemment chez chacun, mais certaines caractéristiques de la maladie sont communes à tous. En plus de la détresse gastro-intestinale générale mentionnée précédemment, les personnes allergiques au gluten peuvent également ressentir une fatigue et une léthargie extrêmes, une anémie, des migraines, une dépression (et d’autres symptômes de santé mentale), une perte ou un gain de poids inexpliqué et de nombreux autres symptômes apparemment non liés.
La maladie cœliaque n’est pas à prendre à la légère. Donc consultez votre médecin et/ou un diététicien si vous pensez que vous présentez certains des symptômes décrit ici (4). Si vous voulez savoir avec certitude si vous êtes atteints de la maladie cœliaque, il est impératif de demander de l’aide avant de supprimer vous-même le gluten. Le test de diagnostic cœliaque nécessite que vous consommiez régulièrement du gluten pendant au moins 12 semaines avant que le test ne soit effectué. Si vous faites des analyses de sang sans gluten, il est très possible que le test lise un faux négatif. Plus tôt vous obtiendrez une réponse définitive, mieux ce sera.
Si ce n’est pas la maladie cœliaque, le gluten peut-il encore être un problème ? Récemment, de nouvelles recherches ont suggéré que les personnes dont le test de dépistage de la maladie cœliaque est négatif pourraient souffrir de « sensibilité au gluten non cœliaque » (5). Cette condition est décrite comme provoquant des symptômes similaires à ceux du SCI et de la maladie cœliaque (symptômes physiques et psychosociaux) même lorsque le test de diagnostic cœliaque est négatif (6).
Les preuves relatives à l’existence d’une sensibilité au gluten non cœliaque sont très controversées. Dans certains cas, nous avons constaté des avantages significatifs des régimes sans gluten (7) et dans d’autres cas, nous n’avons constaté aucune amélioration des symptômes (8). L’autre problème est qu’il n’existe actuellement aucun moyen de diagnostiquer de manière concluante cette intolérance.
Si vous pensez que vous pourriez avoir des troubles gastro-intestinaux lorsque vous mangez du gluten, je vous suggère fortement de parler à un diététiste professionnel avant d’apporter des changements importants à votre alimentation. Beaucoup de gens suppriment simplement le gluten pour soulager leurs symptômes, sabotant sans le savoir leur capacité à passer le test qui pourrait apporter une certaine résolution à leurs symptômes.
Si vous êtes du genre à vouloir savoir avec certitude ce qui se passe plus bas, et que vous souhaitez subir un test de dépistage de la maladie cœliaque, vous devez mangé du gluten régulièrement (et pas mal en plus) pendant environ 12 semaines avant de passer le test. Tout ceci dans le but d’avoir des résultats fiables. Si vous ne le faites pas, il est très courant que le test donne un faux négatif où vous ne saurez jamais la vérité sur votre détresse gastro-intestinale.
5. D’AUTRES CAUSES DE DÉTRESSE GASTRO-INTESTINALES
Il semble que la liste des aliments quicvausent des gaz ne se termine jamais. Bon, cela ne signifie pas nécessairement que quelque chose ne va pas dans votre corps. Certains aliments mettent simplement plus d’air (alias gaz) dans notre corps que d’autres.
N’avez-vous jamais réciter l’alphabet en rôtant après avoir bu un Coca-Cola ? eh bien, les boissons gazeuses peuvent augmenter la quantité d’air qui pénètre dans le tube digestif. Donc si vous avez un problème de gaz, rester à l’eau.
Les bonbons et les chewing-gums fonctionnent de la même manière que les boissons gazeuses en augmentant la quantité d’aur que vous avalez. Ils ont tendance à utiliser certains édulcorants générateurs de gaz mentionnés dans le section FODMAP.
POUR CONCLURE
Voici donc les 5 principales causes à vos problèmes de ventre. Vous pouvez donc prendre certaines mesures pour déterminer la cause probable de vos flatulences accrues. Si vous n’êtes pas en mesure d’identifier facilement le coupable vous-même, parlez à un diététicien de la possibilité de suivre un régime d’élimination surveillé. Prenez rendez-vous avec votre médecin pour obtenir les tests appropriés et exclure toute affection potentiellement plus grave (telle que la maladie de Crohn, la colite ou la maladie cœliaque).
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Avez-vous remarqué que certains aliments vous donnent des gaz et des ballonnements ? Qu’est-ce qui vous a aidé à trouver un soulagement à vos problèmes de ventre ? J’espère que cet article vous a plu et vous aidera à guérir votre relation avec votre corps et la nourriture. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez à nous laisser des commentaires. Nous serons ravis de vous entendre !










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